La Filouterie en 2014


Les lutins statisticiens de WordPress.com ont préparé le rapport annuel 2014 de ce blog.

En voici un extrait :

Le Concert Hall de l’Opéra de Sydney peut contenir 2 700 personnes. Ce blog a été vu 39 000 fois en 2014. S’il était un concert à l’Opéra de Sydney, il faudrait environ 14 spectacles pour accueillir tout le monde.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

Merci à vous qui passez par ici et contribuez à faire vivre ce blog malgré mon manque de régularité dans les publications.
Meilleurs vœux pour l’année 2015 !

Mereata


Bonsoir,

Il y a quelques semaines, j’ai eu la chance de faire partie des heureuses testeuses d’un des derniers patrons de Mômes Déziles. J’attendais que les patrons soient en boutique pour vous montrer ma version de ce trio de singes, puis j’ai loupé la mise en ligne.

Nahel m’avait râlé dessus quelques jours avant : « Maman pourquoi tu couds toujours pour les autres et jamais pour nous ? C’est pas juste ! » (oui, je suis une mère indigne… vous en doutiez ?). Il a donc choisi le premier : le doudou plat. Et le résultat lui convient parfaitement, ouf ! Ysaé, lui aussi, est ravi de sa peluche bleue, il dort avec et le ballade un peu partout dans la maison.
Je destinais l’attache-tétine à ma future nièce mais, je l’ai complètement ratée… Pas à cause des explications, qui sont limpides, j’ai voulu aller trop vite et n’ai pas été assez précise.

Voilà ce que ça donne (désolée pour la qualité des photos prises en intérieur, de nuit) :

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Normalement, le Mereata en volume devrait porter un gilet, que je n’ai pas cousu tout de suite et vu que mon Minus l’aime beaucoup comme ça, il restera peut-être tout nu… A moins que je lui en couse un en Minky tout doux au lieu du coton « gouttes » prévu au départ.
Les yeux du doudou plat et de l’attache-tétine sont dessinés aux feutres textiles (j’ai d’ailleurs touché ceux du doudou plat avant qu’ils soient secs et ça a bavé), pour le grand, j’ai mis des yeux de sécurité (celui de gauche est trop bas). Normalement, les oreilles devraient être pincées, comme celles de l’attache-tétine mais tête en l’ai que je suis, j’ai réussi à oublier ce point sur les deux doudous.

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Allez, une dernière photo du trio !

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Si vous aussi vous avez envie de coudre ces petits singes ou une tortue, un flamant rose, un crocodile, un perroquet, une grenouille… RDV dans la boutique de Mômes Déziles. Vous y retrouverez aussi son livre (feuilletable et dispo aussi sur Amazon) dont je vous avais déjà un peu parlé ici.

Merci beaucoup Aliénor pour ta confiance ! Le jour où tu crées un doudou paon, je veux bien de nouveau avoir le privilège de faire partie de tes testeuses 😉

Maintenant, vous vous doutez bien que Sandro attend SON doudou. Et pour lui, ce sera un ptéranodon !

Bonne soirée !

Art Cousu : mon Gustav(e)


Il y a quelques temps, je découvrais le Concours Art Cousu, lancé par Thread ans Needles. Et un thème comme celui-ci, ça me parle. Très vite, j’ai pensé à ce sarouel Gustave qui était sur ma « to-do-list » depuis la sortie du livre Sarouels, de Valérie Roy alias Parfum du Ciel. Donc depuis mai 2012… Et pourquoi je ne m’y m’étais pas ? Parce que j’avais encore cet espoir (fou ?) de perdre les kilos accumulés pendant mes grossesses.

J’avais tous les tissus depuis tout ce temps : du jean, plutôt fin, et un coton Ghastlies de la mort-qui-tue-grave. Bon sauf qu’Alexander Henry n’est pas encore reconnu comme un artiste, hein ! Alors j’ai eu envie d’un tissu représentant l’arbre de vie de Gustav Klimt (de toute façon, ce patron et ce peintre étaient fait pour se rencontrer, non ?). Mais impossible d’en dégoter. Un tableau moins connu sur le thème de la maternité me plaît aussi énormément, mais là, je pense qu’aucun tissu n’a jamais existé. Alors je me suis rabattue sur le baiser. Le coupon n’étant pas assez grand pour couvrir tout le pan du pantalon, j’ai craqué pour d’autres tissus à marier avec (comment ça, toutes les excuses sont valables ?). Oui, je sais, il y avait aussi la possibilité de faire moi-même mon arbre de vie en appliqués mais ça, je ne me le suis pas senti du tout du tout. Une autre fois, peut-être, quand je serai devenue grande.

Bon, assez papoté, je vous le montre :

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Et là, je vous entends pouffer derrière votre écran… Oui, j’ai toujours 8 kilos à perdre, non, je n’ai jamais été photogénique, et en plus, mon homme en tant que photographe et ben ça n’aide pas vraiment (vous ne lui dîtes pas, hein ?). Extrait de notre courte séance photo : « allez, bouge ! bon, de toute façon, j’imagine que tu veux pas ta tête, juste le pantalon, ça ira, non ? ».

Pour mieux voir :

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En vrai, les deux jambes mesurent la même longueur, contrairement aux apparences.

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La poche prise dans la couture du côté gauche et le nœud pour fermer le pantalon qui se porte façon pantalon thaï.

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Les surpiqûres (toutes les coutures d’assemblage sont surpiquées à l’aiguille jumelée, avec un fil jaune et un fil vert).

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Une vue de l’envers : y a pas à dire, l’assemblage à la surjeteuse entièrement surpiqué, c’est propre !
(vous entendez le brin d’autosatisfaction, là ?)

Les 3 différents cotons à motif viennent de Spoonflower. Pour le jean, je ne suis pas certaine, mais il me semble que c’était les Coupons de Saint-Pierre.
Le patron est celui du sarouel Gustave, issu de ce livre. Je l’ai juste rallongé. Et je dis vraiment un double merci à Valérie alias Parfum du Ciel, parce que c’est en partie grâce à son premier livre que je me suis décidée à acheter ma machine à coudre il y a 4 ans.
Merci aussi à Cathy alias Auréole, sur FB, dont les créations « patchées » m’ont inspirée et à qui j’ai beaucoup pensé en cousant ce pantalon. Si jamais je pouvais avoir le quart de la moitié du huitième de son talent !

Que dire de plus ? Je ne gagnerai aucun lot à ce concours : il y a trop de couturières talentueuses sur Thread and Needles. Mais j’y ai gagné un pantalon super confortable qui me plaît beaucoup malgré ma morphologie d’œuf Kinder (et pour tout avouer, je n’en ai pas que la morpho : brune à l’extérieur et blonde à l’intérieur !).

Voilà, je crois que c’est tout ! Ah non, il faut que je vous avoue un truc : il n’est pas tout à fait terminé, l’aiguille double a cassé juste avant la couture du second ourlet (je crois qu’elle n’a pas aimé que je lui demande de coudre la jointure de l’élastique de la première cheville…). J’ai donc fait du provisoire pour pouvoir prendre les photos et je surpiquerai en bicolore comme tout le reste dès que je recevrai la nouvelle aiguille (j’en avais une avec un écartement de 4 mm en réserve, mais pas de 2 mm).

Bonne soirée !

Matchs de la rentrée littéraire : « Trente-six chandelles »


Comme l’an dernier, je participe aux matchs de la rentrée littéraire 2014 Rakuten/Price Minister. J’ai eu la chance de faire partie des 800 premiers inscrits, ce qui m’a permis de choisir un livre dans la sélection proposée. Plusieurs me tentaient, mais je ne regrette pas du tout mon choix. Il s’agit de « Trente-six chandelle« , de Marie-Sabine Roger, paru au mois d’août.

Avant de vous en parler un petit peu, voici la présentation proposée en quatrième de couverture :
« Allongé dans son lit en costume de deuil, ce 15 février, à l’heure de son anniversaire, Mortimer Décime attend sagement la mort car, depuis son arrière-grand-père, tous les hommes de sa famille sont décédés à onze heures du matin, le jour de leurs 36 ans.
La poisse serait-elle héréditaire, comme les oreilles décollées ? Y a-t-il un gène de la scoumoune ? Un chromosome du manque de pot ?
Que faire de sa vie, quand le chemin semble tout tracé à cause d’une malédiction familiale ?
Entre la saga tragique et hilarante des Décime, quelques personnages singuliers et attendrissants, une crêperie ambulante et une fille qui pleure sur un banc, on suit un Mortimer finalement résigné au pire.
Mais qui sait si le Destin et l’Amour, qui n’en sont pas à une blague près, en ont réellement terminé avec lui ? Dans son nouveau roman, Marie-Sabine Roger fait preuve, comme toujours, de fantaisie et d’humour, et nous donne une belle leçon d’humanité.

Marie-Sabine Roger est notamment l’auteur, au Rouergue, de La tête en friche (adapté au cinéma par Jean Becker), de Vivement l’avenir (prix des Hebdos en région et prix Handi-Livres), et de Bon Rétablissement (prix des lecteurs de L’Express), qui sort en salles en septembre 2014, adapté de même par Jean Becker. »

Contrairement à ce que j’avais pu lire l’an dernier dans le même cadre (à savoir, « Rome en un jour« ), j’ai trouvé ici tous les ingrédients qui me donnent du plaisir à lire : un style à la fois vif et léger, des personnages attachants, une bonne dose d’humour mais aussi beaucoup de tendresse, d’humanité et même un brin de folie alors qu’on tourne autour d’un thème difficile à traiter : la mort.

Certains diront que c’est tiré par les cheveux, d’autres que c’est inconsistant. Personnellement, ce livre fait partie de ceux que je relirai sans doute et que je conseillerai autour de moi. Voici un extrait qui m’a touchée :
« Jasmine et moi, nous étions plus irrémédiablement éloignés l’un de l’autre que le un et le six sur les faces d’un dé. Elle ne parlait jamais d’elle, de son enfance, de sa famille, c’était comme si sa vie commençait chaque matin. Le passé n’avait pas d’importance, pour elle. Elle n’était pas mystérieuse, non, elle vivait simplement dans l’instant. Au pire, dans le futur proche. Ce fameux futur proche qui me glaçait les sangs.
Je ne comprenais rien à son mode de pensée, elle ne se posait pas de questions sur le mien. Elle semblait tout le temps débordée et ravie, je glandais en permanence et ça me rendais triste. Elle tirait des plans sur la comète, je tirais des plans de métreur. Elle était la cigale, prodigue, insouciante, et j’étais la fourmi, économe de mes mots, avare de mon cœur. J’avais des certitudes, elle avait des croyances.
J’allais mourir un jour. Elle vivait tout le temps.« 

Il y a aussi plein de petites phrases drôles, j’ai beaucoup ri tout au long de la lecture.
En réalité, si Marie-Sabine Roger nous parle de la mort, c’est simplement pour nous dire de ne pas oublier de vivre.

Un livre qui me donne envie de découvrir d’autres romans de cette auteure, comme « Bon rétablissement » ou « La tête en friche« , qui ont tous deux fait l’objet d’une adaptation cinématographique.

Et comme il me faut le noter, voici ce que ça donne :
– qualité de l’écriture : 5/5
– plaisir à la lecture : 5/5
– originalité du livre : 4,5/5

Bonne lecture si vous vous laissez tenter !

Cadeaux de naissance


Mardi est née une petite Zéna, qui a su se faire désirer puisqu’elle est arrivée 4 jours après le terme ! Voici le cadeau que je lui ai confectionné : une kallounette.

Kallounette Zéna-redimPatron de Kallou et tuto de MayMay pour les coutures invisibles
Polaire doublée polaire, pour un bébé de la montagne

Je n’ai pas tout à fait respecté le code couleur donné par la maman, qui était « couleurs de l’automne » : bordeaux, marron, rouge, orange, jaune. Mais j’avais craqué sur cette polaire il y a plusieurs semaines, justement en pensant à ce bébinou à naître… Et il y a quand même du marron et du orange. Le jaune est plus estival qu’automnal, à l’image de cet automne ensoleillé. Non ?

La bonne nouvelle, c’est que Kallou est en train de préparer un nouveau tuto pour cette kallounette qui existe désormais en 5 tailles et qui expliquera les coutures invisibles (et qui sera envoyé gratuitement à toutes les personnes qui, comme moi, ont craqué dès sa sortie). Donc, si ce patron vous plaît, foncez, vous ne le regretterez pas ! Vous avez vu le détail qui tue ? Un petit rabat permet de fermer les manches pour garder les mains de bébé bien au chaud ? C’est pas top ? Et dire qu’Ysaé, pour qui j’avais acheté le patron, n’a jamais eu sa kallounette…

Et puis comme devenir grande sœur, ce n’est pas rien, j’ai aussi cousu une petite trousse pour Laé, la « grande » sœur.

Trousse Otarie MavadaPatron issu de « Sacs et pochettes à coudre« , de Mavada
Simili argenté et doré, tissu enduit Petit Pan

Seule modification notable : j’ai doublé le fond de tissu enduit.

Voilà 2 modèles que j’ai pris beaucoup de plaisir à coudre. Merci à leurs créatrices !

Bonne soirée.